HUGO BALL est le cabaret VOLTAIRE
HUGO BALL est le cabaret VOLTAIRE
Né en 1886, à Pirmasens, Ball s'intéresse assez tôt à la pensée de Nietzsche, auquel il consacre une thèse. Il abandonne ses études en 1906 pour se consacrer entièrement au théâtre en acquérant d'abord une formation chez Reinhardt, à Berlin, puis comme metteur en scène et comédien au théâtre de Plauen.
Engagé comme metteur en scène aux Kammerspiele de Munich, il y fréquente Frank Wedekind, monte ses pièces, tout en continuant d'écrire les siennes. L'éclatement de la première guerre mondiale le verra d'abord s'engager comme volontaire et revirer immédiatement vers un anti-militarisme acharné. Il commence alors à étudier scrupuleusement les théories anarchistes de Bakounine, les écrits de Marx ainsi que la philosophie protestante de l'Aufklärung.
En 1915, il quitte l'Allemagne pour
A la suite d'une annonce publiée dans un journal local, invitant de jeunes artistes de toutes tendances à le rejoindre avec leurs suggestions, il fait la connaissance de Tristan Tzara et Marcel Janco, immédiatement enrôlés.
Mai 1916: lance le mot 'Dada' pour désigner leur action, nom qu'il dira plus tard avoir inventé en ayant à l'esprit celui de Denis l'Aréopagite (D.A - D.A). Il s'adonne à l'écriture et à la mise en scène de poèmes phonétiques tout en continuant à travailler, en parallèle, à une série de critiques sur la philosophie de l'Aufklärung.
Après quelques séjours dans de petits villages du Tessin, Ball exerce à Berne, durant les deux dernières années de la guerre, une activité de critique politique et philosophique. Collaborateur fécond du "Freie Zeitung", il y publie une série d'articles sur la "critique de l'intelligence allemande", réunis plus tard en volume.
Après la guerre, Ball se tient complètement à l'écart du monde en Allemagne et en Italie où il écrit son "Christianisme byzantin", ouvrage qu'Herman Hesse considère comme un impérissable témoignage de foi.
Nous pouvons ajouter à cette bibliographie un essai ("Les conséquences de
Au cours des dernières années, son intérêt pour la psychanalyse s'associe à des recherches sur la thérapeutique chrétienne -monacale de l'âme, une psychothérapie dont il plaçait les méthodes exorcistes en parallèle avec la psychiatrie moderne. Projet obscur qui devait aboutir à une oeuvre sur la démonologie de l'Eglise du Moyen Age. Sa mort, en